La prise de risque chez les ados

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la prise de risque chez les ados ado avec bouteille1bis

La prise de risque est plus importante chez les ados. En effet, nos adolescents sont sensibles à la pression de leurs pairs (leurs potes!). Ils prennent des risques beaucoup plus élevés en présence de personnes de leur âge.

Allez! Vas-y! Fais-le! Cap ou pas Cap de prendre des risques au volant?

Dans une étude réalisée en 2005 , le neuroscientifique Laurence Steinberg a demandé à des adolescents et à des adultes de jouer à un jeu de conduite virtuel. Ce jeu testait leur prise de risques lorsque les feux de circulation passaient du vert à l’orange puis au rouge. Les participants ont été pénalisés lors d’accidents.

Les adolescents et les adultes ont pris les mêmes risques et ont joué à peu près de la même manière  lorsqu’ils jouaient seuls. Mais en présence de leurs copains, la prise de risque a augmenté significativement chez les adolescents et les jeunes adultes. La conduite à risque a été multipliée par trois chez les 13 à 16 ans et le nombre d’accidents était en hausse, mais pas chez les adultes.

Des souris et des ados…

Une étude sur la consommation d’alcool sur des souris a abouti à la même conclusion.   Cette expérience de 2014 a exposé des rongeurs d’âges différents à l’équivalent d’un Open bar: ils pouvaient boire de l’alcool à loisir.la prise de risque chez les ados; MICKEY saoul 1bis

Imaginez la bande à Ratatouille (oui, je sais, c’est un Rat… mais c’est kifkif!!!)  ou Mickey Mouse (là, pour le coup, c’est la SOURIS par excellence!) complètement bourrés dans un coin de rue de Disneyland Paris!

Les souris adolescentes – celles âgées de 4 à 5 semaines – buvaient à peu près aussi souvent que les souris adultes lorsqu’elles étaient seules. Mais en présence d’autres copains souris,ils ont bu 25% de plus que lorsqu’ils étaient seuls. Il n’y a pas eu de changement dans les habitudes de consommation des souris adultes.

Une prise de risque plus élevée chez les ados

Une étude publiée en 2012, utilisant des données réelles concernant les accidents situés entre  2007 et 2010, a révélé que le risque de décès pour les adolescents qui conduisaient seuls augmentait de 44% par kilomètre lorsqu’ils voyageaient avec quelqu’un et qu’ils quadruplaient avec trois autres personnes dans la voiture. En revanche,  être accompagné est un «facteur de protection» pour les adultes de plus de 26 ans, qui risquent moins d’avoir un accident s’ils ont un passager que s’ils sont seuls.

La prise de risque est liée à la liberté que l’on accorde forcément à notre ado.

Si on ne l’accompagne pas dans la gestion de cette liberté, une prise de risque plus accrue semble être avérée. Hier soir, j’ai autorisé, avec mon mari, (chez nous, les décisions se prennent à deux!) ma fille aînée à participer aux fêtes du village voisin avec ses amies. Elle n’a pas encore 16 ans puisqu’elle est de fin d’année mais déjà bon nombre de ses amies ont eu la permission de sortir tous les Week-end. Qu’à cela ne tienne, nous avons échangé à propos de cette soirée. Elle sait que nous lui faisons confiance mais nous savons aussi qu’en groupe, elle n’aura pas exactement le même comportement. Elle sera tentée de boire comme les autres, peut-être de se mettre en danger, sans le vouloir.

Car le danger, c’est aussi les autres.

Ces jeunes mal accompagnés dans la gestion de leur liberté, avides de personnalité à la Instagram, de stories dévoilant leurs travers sur Snapchat… comptes bien évidemment ignorés de la plupart des parents qui se croient trop dans la tendance avec leur compte Facebook. (N’y voyez aucun jugement!).

L’influence du groupe peut avoir des conséquences fâcheuses

comme celui de boire des shots cul-sec histoire de se démonter la tête hyper vite et partager sur les réseaux sociaux le premier pote en train de vomir dans une poubelle.

MAIS, tous les ados ne sont pas comme cela et l’effet groupe peut avoir des conséquences très positives, au contraire. Ils savent se montrer solidaires. Contrairement à notre génération,

ils n’hésitent pas à empêcher leur camarade de prendre le scoot ou la voiture et appelle les parents pour venir les chercher.

J’ai bien dormi cette nuit, et cela n’a pas fait de moi une mère indigne. J’avais confiance en la personne qui ramenait le groupe. Elle n’avait pas bu, elle s’est levée en plein milieu de la nuit et est allée les chercher. C’était une adulte.

Pourquoi cette influence des pairs et ce besoin de se rallier à un groupe? Hypersensibilité ou peur de l’exclusion…

Pour les ados, le risque de rejet les pousse à faire des choses auxquelles ils n’auraient pas forcément pensé avant. Chez les garçons, à une certaine heure de la nuit pendant la soirée, dans le sud-ouest en tous cas, il devient une habitude de casser des glaçons avec son front, histoire de se prouver qu’ils sont des mecs! (Et dans ces cas là, je me dis: Dieu merci! J’ai eu des filles!!!).

Si vous ne le faites pas? Vous êtes des nazes. Si vous le faîtes, vous avez a minima une énorme bosse sur le front et a maxima, vous vous retrouvez sans copines car, il faut pas pousser, se battre contre un glaçon, c’est pas très glamour!!!

Le cerveau adolescent est très sensible aux stimuli sociaux

Pour limiter la prise de risque chez les ados?  Il serait peut-être intéressant de sensibiliser les ados influenceurs au fait de l’importance de leurs actions et de leurs réflexions sur l’ensemble de leur communauté sur les réseaux sociaux.

Peut-être que l’impact serait plus grand si on accordait la parole à des ados qui savaient parler aux ados?

Qu’en pensez-vous?

N’hésitez pas à partager votre opinion, que vous soyez parents ou ados, en me laissant un commentaire.

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